"La carte postale" d'Anne Berest aux Editions Grasset

« Déborah, je ne sais pas ce que veut dire « être vraiment juif » ou « ne pas l’être vraiment » . Je veux simplement t’apprendre que je suis une enfant de survivant (…) Lorsque ma fille est née, que je l’ai prise dans mes bras à la maternité, tu sais à quoi j’ai pensé ? La première image qui m’a traversée ? L’image des mères qui allaitaient quand on les a envoyées dans les chambres à gaz. Alors voilà, cela m’arrangerait de ne pas penser à Auschwitz, tous les jours. Cela m’arrangerait de n’a pas avoir peur de l’administration, peur du gaz, peur de perdre mes papiers, peur des endroits clos, peur de la morsure des chiens, peur de passer des frontières, peur qu’on me prenne mes enfants, peur de l’uniforme… peur de dire que je suis juive. »

Je referme ce livre le cœur lourd tant les émotions m’ont transpercées. L’histoire de la famille d’Anne Berest, l’autrice, nous emmène à travers les années de guerres. L’épouvantable réalité des déportations, l’innommable, l’injustice, la peur, l’incompréhension, l’exil…

On a beaucoup parlé de cet ouvrage, moi il m’a tordu les tripes et m’a empoigné le cœur.

Anne retrouve chez sa mère Lelia, une carte postale. Celle ci a été postée en 2003 mais comporte le nom de ses grands-parents, sa tante et son oncle. Comment est ce possible ? Ils sont morts en déportation… Seule Myriam sa grand mère a survécu.

Le mystère autour de cette carte postale nous fera découvrir la famille Rabinovitch à travers sa vie et ses exils …


Lisez ce livre !


Coup de cœur et coup au cœur





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