"Le joueur d'échecs" de Stefan Zweig aux Editions Livre de poche

"Au fur et à mesure que je rejouais, tout d'abord mécaniquement, ces parties disputées par des maîtres, je sentis s'éveiller peu à peu en moi un plaisir d'artiste à les comprendre. J'appris à repérer les finesses, les ruses et les méchants coups dans l'attaque et dans la défense ; je saisis mieux les techniques permettant d'anticiper, de combiner, de riposter ; bientôt, je pus distinguer le style personnel et la tactique de chaque champion d'échecs aussi sûrement que je sais reconnaître un poète au bout de quelques vers."


Ma passion pour cet auteur ! Cher Stefan Zweig, votre écriture est si puissante et réaliste que je ne cesserai jamais de vous aimer.


Alors que le narrateur se trouve sur un paquebot qui doit rallier New York à Buenos Aires, on l'informe que le célèbre champion du monde d'échecs, Czentovic se trouve à bord. Notre narrateur cherchera un subterfuge pour l'aborder, mais le champion restera froid et glacial, jusqu'au moment où un certain Monsieur Mc Connor le paiera afin de jouer une partie, puis une autre et encore une autre. C'est alors qu'un homme, surgit de nulle part, aidera ce dernier dans l'ultime partie…

Qui est cet homme si habile et intelligent?

On découvrira que ce M.B a "appris" à jouer aux échecs dans une chambre d'hôtel, devenue cellule. Il est, en effet, prisonnier des nazis et lors d'un interrogatoire il vole, dans la poche d'un officier, un carnet contenant les stratégies du jeu…

Seul dans cette chambre jour et nuit, sans rien, sans personne, cet "esclave du néant" se nourrit de ce jeu afin de ne pas devenir fou à cause de cet isolement absolu et inhumain.


Une histoire bouleversante.




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